|
Dans un premier
temps, il est important d’apprendre à maintenir son attention,
à ne pas laisser son esprit capter toutes les
idées qui nous passent en
tête (et il y en a
beaucoup !). Pour cela, il faut se concentrer
intensément
sur quelque
chose de façon à ce que
l’esprit ne pense plus
momentanément.
Cela
peut-être un objet,
une image
mentale, ou tout simplement votre respiration…
L’essentiel
étant de ne pas s’attacher aux pensées
qui nous passent en tête :
c’est le lâcher-prise.
La posture adéquate
Plusieurs postures sont
possibles, mais la position du lotus
(zazen) est privilégiée pour la
méditation : assis en tailleur, pied droit
sur la cuisse gauche et pied gauche sur la cuisse droite, plantes des
pieds
vers le haut. Le dos doit être bien droit et les reins non
creusés, les mains
sont posées sur les genoux, paumes vers le haut,
l’index touchant le pouce.
Pour ceux qui ont du mal
à l’adopter, il existe une
variante : la position du demi-lotus :
même chose mais avec un pied
dessus et un pied dessous.
Mais certains vont
préférer une position assise tout
simplement alors que d’autres opteront pour une
méditation en marchant… C’est
une question de confort et de choix personnels.
EN
PRATIQUE
Bien entendu, vous devez
être motivé(e), avoir cette envie
d’être à l’écoute
de votre être intérieur, de votre corps.
La méditation se pratique au moment où vous en
ressentez
plus le besoin : ce peut être le matin pour attaquer
la journée d’un bon pied,
le midi pour recharger les batteries ou le soir, pour
éloigner toutes les
tensions de la journée.
Pour commencer, veillez
à porter des vêtements dans lesquels
vous vous sentez à l’aise. N’ayez
l’estomac ni trop plein, ni trop vide
(question de bien-être).
Ensuite, il faut choisir un
lieu calme, où vous ne serez pas
dérangé(e). Pensez à
débrancher le téléphone et
à faire sortir le chat !
Puis, allumez une bougie,
faites brûler un encens…
Vous voici prêt(e) !
Choisissez votre position de
méditation (assis ou couché
pour débuter de préférence).
Fermez les yeux.
Détendez votre
corps, bras et jambes décroisés,
relâchez vos
muscles et commencez à respirer lentement,
profondément.
Prenez conscience de votre corps, ici et maintenant.
Respirez lentement, calmement, profondément.
Lorsque votre respiration est
régulière et profonde :
A l’inspiration, visualisez mentalement les
préoccupations,
le stress, les inquiétudes qui vous
pèsent sur les épaules.
A l’expiration,
rejetez-les, expulsez-les mentalement loin
de vous, le plus loin possible.
Respirez ainsi pendant quelques
minutes puis, sans bouger,
prenez conscience de votre corps, sentez-le, ressentez-le.
Vous
êtes à présent détendu(e) et
prêt(e) à méditer.
Gardez les yeux
fermés et laissez venir à vous les images
qui s’imposent. Ne les chassez pas,
ne les refoulez pas, mais observez-les
au
contraire, devenez spectateur(trice) de vos pensées.
Ne jugez pas, n’analysez pas, laissez simplement
défiler ce
film et observez. Vous verrez que les pensées
s’enchaînent
d’elles-mêmes.
Parfois, vous remarquerez que
vous êtes totalement
déconnecté(e), emporté(e) par vos
pensées… Ce n’est pas grave.
Dès que vous
vous en apercevez, revenez en mode spectateur(trice), respirez
profondément et
laissez à nouveau les images, les pensées se
former dans votre esprit.
Observez-les, ne jugez pas, ne
cherchez pas à les modifier
ou à les chasser. Regardez, laissez faire, laissez les
pensées défiler
naturellement sans intervenir.
Pratiquez cet exercice aussi
longtemps que vous le désirez.
Lorsque vous avez terminé, prenez le temps de revenir
tranquillement à la réalité, ne
bousculez rien…
AUTRES
MÉTHODES
Méditation
sur un objet
Concentrez
toute votre attention sur un objet.
Vous pouvez choisir un point
sur le mur, sur le centre
de la flamme d’une bougie ou sur n’importe quel
petit
objet de votre choix.
Concentrez-vous
sur cet objet en ne pensant à rien
d’autre.
Essayez de ne pas (trop) cligner des yeux (dans la mesure du
possible).
Méditation sur une image
La
visualisation peut se faire les yeux ouverts ou fermés
(plutôt fermés
pour les débutants), sur un mur blanc ou une surface vide.
Prenez une forme
simple (carré, cercle ou étoile) et essayez de la
visualiser. L’objectif est
qu’elle reste régulière et ne change
pas de place ni de taille.
Quand vous serez bien entraîné, vous pourrez
visualiser n’importe quoi,
n’importe où !
Et
si vous trouvez qu’une simple forme est difficile
à maintenir, choisissez
alors de visualiser un paysage ou une autre forme plus
complexe : certains
trouvent cette variante plus facile à adapter…
Bonne méditation
à tous !
|